Cas cliniques
Récits anonymisés de cas réels : comment nous évaluons, comment nous planifions et ce que nous suivons à chaque réévaluation.
Toujours plus d’antalgiques, des céphalées de plus en plus fréquentes
Femme, 42 ans. Céphalées récurrentes depuis 6 ans, aggravées depuis 2 ans. Prise en charge antérieure : neurologie et centre de la douleur.
La fréquence des crises est passée d’une à deux par mois à six à huit crises, et les antalgiques sont pris plus de douze jours par mois. La difficulté de ce cas ne réside pas dans le soulagement de la douleur, mais dans la remise en ordre conjointe du rythme des crises et de la dépendance aux médicaments.
Lire le cas →Aussitôt couchée, aussitôt éveillée : approche de régulation de l’esprit dans l’insomnie avec anxiété
Femme, 42 ans. Troubles depuis 1 an. Travail de bureau sédentaire, coucher tardif.
Plus d’une heure pour s’endormir, deux à trois réveils par nuit, palpitations et tremblements des mains dans la journée. L’ordre du traitement : d’abord apaiser l’esprit, ensuite réguler les organes, et seulement ensuite évoquer la réduction médicamenteuse — la décision revient au médecin prescripteur initial.
Lire le cas →Dix ans de lombalgie, imagerie normale : que faire d’une lombalgie non spécifique
Homme, 46 ans. Douleurs depuis 10 ans. Position assise prolongée et port de charges intermittent.
L’IRM ne montre qu’une dégénérescence légère, et la douleur dure depuis dix ans. Ce type de lombalgie redoute deux choses : les traitements passifs sans exercice, et la restriction globale de l’activité par peur de la douleur.
Lire le cas →Nez bouché à chaque changement de saison : l’usage de la moxibustion aux solstices dans la rhinite
Homme, 30 ans. Troubles depuis 5 ans, aggravés aux intersaisons printemps-automne. Eczéma léger associé.
Trois croix aux acariens ; les antihistaminiques sont efficaces, mais tout revient chaque année. Pour ce type de trouble du terrain, le jugement d’efficacité se porte sur « la saison suivante », pas sur « cette semaine » — c’est précisément l’usage de la moxibustion aux solstices.
Lire le cas →Des décharges électriques au visage : évaluation et limites de prise en charge de la névralgie du trijumeau
Femme, 58 ans. Névralgie du trijumeau depuis 8 mois, branches V2/V3 droites.
Douleurs atroces en coup de foudre électrique, plusieurs dizaines de crises par jour ; se brosser les dents ou parler suffit à les déclencher. Cette pathologie soulève les limites de prise en charge les plus strictes : écarter d’abord les causes organiques, avant d’envisager l’acupuncture.
Lire le cas →Paralysie faciale : à jour 3 et à mois 3, la démarche n’est pas la même
Homme, 45 ans. Début il y a 3 jours, côté gauche, avec douleur rétro-auriculaire et diminution du goût.
Une même appellation, trois logiques : en phase aiguë « légèreté, précocité, stabilité », en phase de récupération « tonification, désobstruction, exercice », en phase de séquelles une information honnête sur le potentiel de récupération. La stadification est le cœur d’un dossier de paralysie faciale.
Lire le cas →Des années de vertige rotatoire : différenciation des syndromes et constance du traitement dans la maladie de Ménière
Femme, 48 ans. Évolution depuis 3 ans, environ 2 à 3 crises par mois.
Vertige rotatoire avec acouphènes et sensation d’oreille bouchée, audition fluctuante. Cette maladie exige surtout de la constance : le schéma thérapeutique juste ne se change pas à chaque visite, et le traitement se compte en mois.
Lire le cas →Nuque raide, mains qui fourmillent : réguler le rachis cervical du travailleur sédentaire
Homme, 43 ans. Travail de bureau sédentaire. Évolution depuis 2 ans.
Hernies discales C5/6 et C6/7 comprimant les racines, engourdissement du bras droit depuis trois mois. La logique est « relâcher, réaligner, entraîner » — seuls les traitements passifs donnent une forte probabilité de revenir trois mois plus tard.
Lire le cas →Un genou qui redoute la chirurgie : d’abord clarifier la marche et les escaliers
Femme, 62 ans. Évolution depuis 5 ans, les deux genoux (droite prédominante). Surpoids.
Grade K-L III, l’orthopédiste propose une prothèse, que la patiente refuse pour l’instant. Le rôle de la médecine chinoise est de rendre la phase conservatrice plus confortable — la douleur et la fonction nous concernent, pas les remaniements structurels.
Lire le cas →Le bras qui ne passe plus la hauteur de l’épaule : la capsulite rétractile, stade par stade
Femme, 55 ans. Évolution depuis 5 mois, épaule droite. Diabète (antécédent décisif).
Réveils nocturnes par la douleur trois à quatre fois par semaine ; passage de la phase douloureuse vers la phase rigide. La capsulite est une « maladie du temps » autant qu’une « maladie de l’exercice » — si les stades ne sont pas expliqués, le patient abandonne l’exercice pendant la phase rigide.
Lire le cas →Polyarthrite rhumatoïde en phase stable : l’immunothérapie relève du rhumatologue — et nous, que faisons-nous ?
Femme, 48 ans. Diagnostic depuis 6 ans. Atteinte symétrique des deux poignets, des métacarpo-phalangiennes et des interphalangiennes proximales.
Faible activité sous méthotrexate, DAS28 à 2,9. La valeur de ce dossier tient dans la clarté de la répartition : l’immunothérapie relève du spécialiste, la régulation des symptômes et de la fonction nous revient.
Lire le cas →Mal partout sans rien trouver : le point de bascule de la fibromyalgie
Femme, 40 ans. Évolution depuis 4 ans. Diagnostic posé en rhumatologie.
Douleurs diffuses, fatigue, insomnie et instabilité de l’humeur s’enchevêtrent. Le point de bascule n’est pas « l’antalgique », mais la gestion simultanée de trois choses : le sommeil, l’exercice gradué et les émotions.
Lire le cas →Les cas sont anonymisés et présentés pour illustrer notre raisonnement clinique et notre processus de suivi. Les réponses individuelles varient ; les résultats diffèrent d’une personne à l’autre et aucun résultat thérapeutique n’est promis. En cas de malaise, consultez un professionnel de santé.